“Comment accompagner un proche addict ? Comment gérer mon impuissance ?”

Vous êtes nombreux à me le demander. Je n’ai pas LA recette miracle. Je peux seulement vous aiguiller sur ce qui m’a aidé quand j’étais au plus mal.

• L’alcoolique est un malade. Le blâmer est une humiliation supplémentaire. Rajouter de la culpabilité à la culpabilité renforce sa souffrance et sa consommation
• Argumenter quand il/elle a bu ? Engagez plutôt un dialogue hors alcool. Vous pouvez l’accompagner, pas décider à sa place
• Fliquer sa consommation ? L’oppression l’incitera à boire en cachette
• Résoudre ses problèmes à sa place ? Tant qu’il/elle se sent protégé, l’alcoolique ne se soigne pas. Documentez vous alors sur la maladie et demandez de l’aide : vous n’avez pas à avoir le rôle d’un soignant
• Vous sacrifier et tout accepter ? Posez vos limites, vous n’êtes pas une machine. Déculpabilisez. Il existe des groupes de parole pour l’entourage de l’addict (Al Anon)
• Répétez lui au quotidien que vous l’aimez, qu’il n’est pas responsable de sa maladie. Si l’alcoolique retrouve des liens sociaux sains, cela lui donnera peut-être le désir de s’en sortir

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