Judith Lossmann, auteure D’avoir trop trinqué ma vie s’est arrêtée. ©Loïc Ducrey

JUDITH LOSSMANN : Des parents de feuilles aux enfants de papier !
Journaliste, auteure, scénariste je vis dans un univers de mots. Voilà pour la partie visible de l’iceberg !

On dit de moi bien des choses que je suis une zèbre par exemple ! Pas l’animal à rayures que vous imaginez, bien que cela ne m’aurait pas gênée mais une adulte dont les capacités intellectuelles précoces n’ont pas été détectées à l’enfance, ni à l’adolescence. S’en sont suivies des expériences toujours plus nombreuses… Ma curiosité – toujours au beau fixe aujourd’hui – m’entraînant dans des sphères diverses et variées. Je m’intéressais à tout. Le lundi, je voulais être chimiste. Le mardi architecte. Le mercredi professeur de littérature. Le jeudi vétérinaire. Le vendredi exobiologiste. Le samedi romancière. Le dimanche journaliste… ou avocate. Finalement après des études de lettres, de cinéma et une formation adéquate, je suis devenue journaliste. Quand on est curieuse de tout, c’est le plus beau des métiers !

Dans les faits, les livres ont été mes seuls véritables parents…
Non désirée, amputée d’un père avant même ma naissance, mal aimée par une mère élevée à la Dass, je ne pouvais pas attendre grand-chose d’un échange familial. J’ai assez vite compris combien lecture et écriture seraient éducatives et salvatrices pour moi. Je me suis construite toute seule… ou plutôt entourée de mes parents de feuilles. J’ai lu. Lu encore. Lu toujours. Lu des milliers de livres. Tels des parents, des cousins, des frères, ils m’ont élevée, éduquée, instruite, fait grandir. Grâce à eux, je dirige une agence littéraire pour m’adonner à ma passion des mots, écrire et faire écrire.

Les mots pour les maux pour les émotions…
Petit à petit, j’ai eu l’idée, l’envie, le besoin de créer une méthode d’approche des souffrances physiques et psychologiques et d’un moyen de s’en libérer par une thérapie narrative. Je lui ai donné un nom facile à comprendre : LittéroThérapie. Pour « inventer » la LittéroThérapie, fonder la méthode et valider mes recherches sur le pouvoir conscient et inconscient des mots, je me suis appuyée sur la lecture de mes milliers de livres et atteindre les fameuses 10.000 heures de pratique qui valident les savoirs.

Un ou deux petits détails…
Au fil de mes pérégrinations, j’ai travaillé pour de grands Groupes et pour de toutes petites sociétés. Je suis devenue journaliste et éditrice. J’ai écrit des films. Simultanément, j’ai orienté de plus en plus ma vie personnelle sur la sauvegarde des autres : les animaux, les plantes, la planète… et bien sûr de celles et ceux qui souffrent, tant leur nombre est croissant.

En savoir plus sur mon travail d’écriture : www.agence-litteraire.judith.lossmann.com ou www.litterotherapie.fr – Me contacter : judith.lossmann@orange.fr

Baptiste Mulliez
Baptiste Mulliez, auteur D’avoir trop trinqué, ma vie s’est arrêtée.

BAPTISTE MULLIEZ : de l’enfer de l’inconscience à la conscience !
Je ne pouvais pas être qu’un alcoolique et me résumer à mes 10 ans de consommation effrénée !

J’étais prédestiné à être un directeur commercial, un directeur du marketing, un banquier… quand je rêvais d’être gardien de but dans une cage de foot. Je ne suis ni l’un ni l’autre ! Entre les désirs des uns et les miens, alors qu’autour de moi, toutes et tous se formaient pour devenir des rouages importants de la société, moi j’ai fait une rencontre avec une invitée surprise : la bouteille. Quand les autres apprenaient à travailler, moi je buvais. Quand les autres créaient des familles et faisaient des enfants, moi je buvais.
Cette invitée a pris toute la place dans ma vie pendant 10 ans et avec elle des relations collatérales dramatiques : mort, viol, ratage, survie, errance, solitude. Est-ce que cette rencontre fut positive, négative, indésirable ?  A-t-elle flingué ma vie ?  Si on regarde les choses de haut, on aurait envie de dire oui. Mais en rentrant dans le détail, non ! Parce que mon alcoolisme m’a appris tout ce que beaucoup ignorent d’eux-mêmes. Parce que mon alcoolisme a été le prix à payer pour apprendre à vivre avec moi-même. Parce que mon abstinence et, dans son sérail, le travail d’analyse et de LittéroThérapie m’en ont appris sur moi bien plus que toutes les formations réunies.

Mon alcoolisme n’a pas flingué ma vie, il l’a réorientée…
Avec Judith Lossmann, on a produit un livre : Fragments d’alcool. Il raconte la thérapie. Puis, on a écrit « D’avoir trop trinqué ma vie s’est arrêtée ». Pourquoi ? Pour partager l’expérience de l’addiction et de la sobriété, pour diffuser au plus grand nombre, pour alerter les pouvoirs publics, pour que l’alcoolisme soit reconnu comme une maladie et pas comme une tare, pour prouver que même très bien né comme moi, on peut finir dans le caniveau.

Non, je ne pouvais pas être qu’un alcoolique !…
Quand à la lueur incertaine de ma toute nouvelle abstinence, la nécessité absolue de partager mon parcours décadent s’est imposée, j’ai décidé de mettre en mots la douleur de mes maux et de mes émotions. Je voulais témoigner de mon statut d’alcoolique jeune. Je voulais écrire pour ma génération. Hier, j’étais alcoolique consommateur. Aujourd’hui, je suis acteur de ma maladie alcoolique, je suis Patient Expert. Hier, j’étais alcoolique consommateur. Aujourd’hui, alcoolique abstinent, je sais où je veux aller, qui je veux être.

Aujourd’hui et demain…
Mes années d’abstinence conjuguées à ces trois ans de travail vont me conduire, je l’espère, à devenir une voix audible sur une thématique vécue dans ma chair. La LittéroThérapie et ces deux livres rattrapent les dix ans d’études des autres. Ils sont les socles de ma future vie que je souhaite mettre au service de toutes celles et ceux qui en ont besoin.

Vous vous sentez seul face à votre consommation ou impuissant face à celle d’un proche ? Contactez-moi : baptistemulliez1@gmail.com – Sur Instagram : @mulliezbaptiste